Nada real (5) Winston fume un énorme cigare, assis dans un fauteuil recouvert de velours vert. Les volutes de fumée dansent autour de son visage de bulldog anglais, où pétillent des yeux malicieux. Il me toise, semblant soupeser intérieurement le poids de mon âme. Serait-ce lui qui garde les portes du paradis? Faut-il satisfaire à son examen pour aller de l’avant? - Qu’attends-tu, fils? Je suis surpris par la douceur de sa voix…. - Je.. je ne sais pas trop. Qu’elle rentre, je suppose. - Ta femme? La Mariée Morte? Pourquoi reviendrait-elle? - C’est chez elle, ici. Elle doit savoir que je l’attends... - Toi? Le gars qui l’a balancée dans l’escalier? Elle doit être en train de courir dans la direction opposée. - Je ne l’ai pas touchée, c’était un accident. - Si tu le dis… Et si elle ne revient pas? - Je ne sais pas.. - Tu ne sais pas grand-chose, fils. Tu improvises. Très mauvais, ça, l’improvisation. Ce n’est pas avec de l’indécision qu’on gagne...
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Maldonne



